De l’importance de trouver quelque chose dans son domaine d’études… ou pas!

On m’a si souvent demandé pourquoi je ne travaillais pas dans mon domaine d’études.

On m’a si souvent demandé à quoi pouvaient bien servir les études littéraires!

À enseigner? À écrire? Pourquoi ne pas travailler « là-dedans », alors? Ça coûte cher des études universitaires, si ça ne te sert pas à travailler dans ce domaine précis,  à quoi bon les avoir faites? Et maintenant que ma propre fille bachelière aussi, avec les mêmes études, choisit de travailler dans un tout autre domaine elle aussi, on me questionne à nouveau. Les mêmes fredaines reviennent en ritournelles pour nous faire danser le rigodon du temps des fêtes! Que dire? Au moment où je choisissais cette voie, mon amie d’enfance choisissait de suivre un cours professionnelle au secondaire, pour ensuite faire l’achat d’une voiture neuve immédiatement après son diplôme; pour elle, c’était ça, profiter de la vie. Son endettement « moteur » lui coûtât le même montant que mon endettement « bac. études littéraires françaises ». Je me plais à penser que, une fois nos emprunts respectifs remboursés, ne reste de son véhicule que ferraille désuète, alors que, de mon bac. me restera toujours l’avantage d’une « tête bien faite » qui me sert encore chaque jour à mieux appréhender la vie. Loin de moi l’idée de dénigrer les études professionnelles qui mènent à des tâches plus « manuelles » qu’intellectuelles. Non. Loin s’en faut! Mais prendre le temps d’acquérir des connaissances qui permettent d’avoir « une tête bien faite » me semble un atout à ne pas négliger, et ce, peu importe le travail qu’on est appelé à faire pour gagner sa croûte. Ce genre d’études, j’aime les voir comme un coffre à outils de l’esprit qui permet de construire, par la suite, son avenir sans jamais manquer de rien: sens de l’analyse, jugement sûr, philosophie de la vie qui nous soit propre, assurance en nos propres connaissances, capacité de discrimination entre ce qui est bien ou mal pour soi-même et les autres, culture générale, intérêts divers, ouverture d’esprit, etc.

Si je prends le temps de partager mes vues sur ce sujet, c’est qu’avec des questions du genre: « À quoi ça sert un bac. en littérature? », on pointe trop souvent les individus qui font ces choix comme des rêveurs, des déconnectés, des monte-en-l’air profiteurs, des égarés du monde réel, alors que, s’il y a bien une chose que m’ont apprise les études littéraires, c’est bien à appréhender le monde d’une manière plus sûre, plus ancrée dans le réel, plus connectée, plus vraie, que jamais je n’aurais su  atteindre par moi-même en un si court laps de temps. Un mode accéléré de mûrissement, de compréhension, qui m’a aidée, par la suite, dans tous les domaines de ma vie, notamment à trouver (retrouver) le bonheur et l’équilibre au quotidien.

« De l’idéal d’une tête bien faite », j’ajouterais, je compléterais par « de la sagesse qu’apporte « l’idéal d’une tête bien faite »; ce qui n’a pas de prix. En tout cas, avoir à choisir aujourd’hui encore entre un beau char neuf de l’année et des études en littérature, j’opterais encore et toujours pour la deuxième option! 

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