Mes trois rois mages…

Ils sont arrivés, armés…

De leur plus beau sourire,

De leur offrande,

De l’amour plein les yeux…

Ma mère, bien mise,

Vêtue d’une robe rouge,

À petits pois,

Sereine, ouvre la parade,

Porte un cup cake en signe de paix,

De reddition?

Elle me tend l’assiette,

Poursuit dignement sa marche,

Entre chez moi,

Sans hésitation, sans commentaire,

Souriante, sûre d’elle et de son bon droit d’être là…

Mon frère et sa femme suivent,

Tous deux un cup cake glacé sur une soucoupe,

Mains tendues vers moi, plus hésitants,

Souriant à belles dents, heureux…

Ils entrent chez moi à leur tour…

Je m’éveille…

31 décembre 2016

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Quand madame pète sa coche.

Les bouffées d'une méno-pin-up

PeterCoche

Lorsqu’on a déjà la mèche naturellement courte, la préménopause, c’est le feu aux poudres direct. Kapow! « Voyons, ‘stie, y’est où le couvercle du Tupperware? » Boum! « Heille, le steak! T’as pas vu qu’est verte, la lumière? » Piouuuuu Krak! « R’garde, chéri! Quand je voudrai ton avis, j’te le demanderai, ok? Ok! »

J’ai un caractère de marde catalysé par ma baisse d’oestrogène qui rend ma testostérone l’hormone maîtresse de ma cervelle. Fait que j’agis comme un gars. Pis les gars, ça pogne les nerfs. Mais une fille qui pète sa coche, c’est pas bien vu.

On se demande pourquoi, tout d’un coup, madame n’a plus de patience. Or, les monsieurs, ça fait longtemps que ça klaxonne comme des enragés dans le trafic, que ça rentre son poing dans le gyproc ou que ça gueule après les enfants quand ils sont trop tannants.

Mais une femme… Une femme c’est censé être la douceur…

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Mes dernières années fourrables…

Les bouffées d'une méno-pin-up

Unknown

Préménopause. Ça me débalance le moral autant que le taux d’hormones. J’entre maintenant dans un nouveau chapitre de ma biographie : J’entreprends mes dernières années fourrables.

Comprenez-moi bien, je vais baiser jusqu’à ce ma patate nécrosée éclate à m’être trop fait rebondir sur une bite turgescente de Viagra. Je serai sexuelle jusqu’à la dernière goutte salée de mon existence, j’en suis persuadée. Ce dont je parle, c’est d’être considérée comme attirante, bottable, pour la société.

Je serai belle pour mon âge, peu importe le nombre de bougies sur le gâteau de ma vie, mais un jour, et c’est déjà commencé, je ne ferai plus tourner les têtes sur les trottoirs comme avant. Les sifflets humides des gros tatas pas de classe que j’abhorre en ce moment me manqueront demain. Bientôt, les femmes ne se sentiront plus menacées par moi. Je deviendrai crédible, sage, je ne pourrai rien vendre d’autre que mes…

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55. Ironicos-pastels-féministes-pop-overpriced .

Chroniques des Lendemains

Quand j’ai appris tranquillement à naviguer Montréal, ses limites pour moi étaient celles du Plateau, en poussant fort jusqu’à Berri-Uqàm et un peu à l’Ouest pour certaines salles de spectacles. Mais c’est le Plateau qui avait gagné mon coeur embrumé par les effluves de rhum’n’coke de fille nouvellement majeure. Il a pourtant fallu que je traîne mes pénates de Côte-des-Neiges à Petite Patrie à Villeray avant de débarquer solo station Laurier il y a deux ans. Rendue là, le Plateau se mourrait depuis déjà quelques années, écrasé par la coolitude du Mile End et du Mile Ex et un maire d’arrondissement qui ne comprenait rien à rien.

J’ai moi-même profité de mes deux années dans le quartier pour jouer la nomade jusqu’au Mile End, la porte d’à côté, là où tous les millenials à la recherche de bonnes photos Instagram se sont retrouvés.

Ce mois-ci, je prends mes cliques et…

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54. Tout a commencé avec Bowie.

Grosses, grosses émotions!

Chroniques des Lendemains

Dans l’fond, tout a commencé avec David Bowie. La façon qu’il avait d’être vivant et de subitement être mort, comme ça, sans notre consentement. Évaporé, disparu, du jour au lendemain, sans prendre la peine de nous demander notre avis, notre permission.

*

Le 31 décembre, on avait décidé de souper frugalement dans mon nouvel appartement presque vide. On a placé ma minuscule table cheap de chez Ikea en plein milieu de la pièce, j’avais mis ma plus belle nappe dessus, question de faire un peu plus festif. On avait ensuite entrepris de comprendre le fonctionnement de ma cuisinière au gaz qui décidait de coopérer une fois sur deux et qui, je l’admets, me foutait la chienne.

Après avoir ingurgité beaucoup plus de champagne que de brie fondant aux canneberges, on a décidé de tasser le peu de meubles que j’avais pour pouvoir danser au son du vinyle Let’s Dance de…

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